Sur le chemin de l’éveil : journée du 22 janvier 2005

Dans l’enseignement hindou, l’être humain serait comparable à une calèche tirée par des chevaux ayant un conducteur, un passager et des bagages.

La calèche : corps physique, circule sur un chemin qui symbolise notre chemin de vie.

Ce chemin sur lequel circule la calèche est un chemin de terre parsemé de trous, de bosses, de cailloux et de fossés.

Les bosses, cailloux et trous représentent les difficultés de la vie.

Les fossés, représentent les règles, les limites à ne pas franchir sous peine d’accident.

Il y a également des ornières qui représentent les schémas déjà existants que nous reprenons des autres (de nos parents …) et que nous reproduisons.

Ce chemin comporte parfois des virages qui empêchent la bonne visibilité ; ou traverse des zones de brouillard, d’orage.  Cela représente les phases de notre vie où nous sommes « dans le brouillard », où nous avons de la difficulté à voir clair.

La calèche est tirée par deux chevaux : un blanc à gauche, un noir à droite.  Ils symbolisent nos émotions ; ce qui nous montre à quel point elles nous « tirent », nous mènent dans la vie.

La calèche est conduite par un cocher qui représente notre mental, notre conscient.

Elle possède 4 roues : 2 devant qui représentent nos bras  qui impliquent la direction donnée par le cocher aux chevaux ; 2 derrière, plus grosses, qui représentent nos jambes et qui portent la charge.

A l’intérieur de la calèche, un passager que l’on ne voit pas et qui représente notre maître, notre guide intérieur.

Notre calèche avance sur le chemin de la vie, dirigée EN APPARENCE par le cocher car, si le cocher la conduit, c’est le passager qui donne la destination.

Beaucoup dépend du cocher ; de la qualité de sa vigilance et de sa conduite (ferme mais en douceur) vont dépendre la qualité et le confort du voyage (existence).

Si le cocher brutalise les chevaux (émotions) et les brime, ils vont s’énerver, s’emballer à un moment et risquer de conduire la calèche à l’accident, de la même manière que nos émotions nous conduisent parfois à des actes irraisonnables, dangereux.

Si le cocher est trop relâché, s’il manque de vigilance, l’attelage ne saura pas éviter les bosses, les trous (voyage inconfortable pour la calèche, le cocher et le passager) et risque d’aller dans le fossé (accident, maladie …)

Si le cocher s’endort ou ne tient pas les rênes, se seront alors les chevaux (émotions) qui dirigeront la calèche.

Si le cocher conduit trop vite, force trop (comme nous le faisons parfois), si les chevaux s’emballent, c’est le fossé, l’accident (arrêt de tout l’attelage)

Parfois, une roue ou une pièce de la calèche lâche (maladie) soit parce que trop fragile, soit parce que la calèche est passé sur trop de bosses et dans trop de trous (accumulations de comportements, d’attitudes inadéquates).  Il faut alors réparer et selon la gravité de la panne, nous allons pouvoir le faire nous-mêmes (repos, cicatrisation), devoir faire appel à un dépanneur ( médecine douce, naturelle) ou si c’est encore plus grave, à un réparateur (médecine moderne).

Il est important de ne pas se contenter de changer la pièce, il sera essentiel de réfléchir à la conduite du cocher et à la manière avec laquelle nous allons pouvoir changer nos comportements, nos attitudes face à la vie si nous ne voulons pas que la panne se produise.

 Parfois, la calèche traverse des zones de faible visibilité, cad que nous ne voyons pas vraiment où nous allons.

Il peut s’agir d’un simple virage ; nous pouvons le voir et nous préparer  à son arrivée en anticipant.  Nous devons alors ralentir, repérer la courbe et bien la suivre en tenant bien les chevaux (ex. maîtriser nos émotions quand nous vivons une phase de changement voulue ou subie).

Lorsqu’il s’agit de brume ou d’orage, nous avons difficile à conduire notre calèche.  Nous devons ralentir et nous fier aux bords immédiats du chemin ; nous devons faire confiance dans le chemin de la vie et dans le maître ou guide intérieur qui a choisi le chemin.  Phase de la vie où nous sommes perdus dans le brouillard et où nous ne savons plus trop où nous allons.  Dans ces moments-là, nous ne pouvons plus faire autrement que laisser la vie nous montrer la route.

Parfois enfin, nous arrivons à des carrefours, des bifurcations.  Si le chemin n’est pas balisé, nous ne savons pas quelle direction prendre.  Le cocher (le mental, l’intellect) peut prendre une direction au hasard ; le risque de se tromper, de se perdre est grand.

 Plus le cocher est sûr de lui, persuadé de tout connaître et de tout maîtrise, plus le risque est important ; nous somme dans le règne où la raison et l’intellect croient pouvoir tout résoudre.

Si en revanche le cocher est humble et honnête avec lui-même, il demandera quelle route prendre au passager (maître ou guide intérieur).  Celui-là sait où il va, il connaît la destination finale.  Il pourra alors l’indiquer au cocher qui la prendra à condition que ce dernier ait été capable de l’entendre.  En effet, la calèche fais parfois bcp de bruit en roulant et il est nécessaire de s’arrêter pour pouvoir dialoguer avec le maître ou guide intérieur.

Ce sont les pauses, les retraites que nous faisons parfois  pour nous retrouver car il nous arrive de nous perdre.