Les émotions ont-elles un impact sur notre ADN ?                       

Lisa et Marie, jumelles homozygotes ont aujourd’hui  la trentaine.

Semblables et pourtant si différentes !

 A travers leur histoire, de la conception jusqu’à l’âge adulte, nous allons les accompagner, découvrir que tout ce qui constitue notre environnement laisse des traces sur notre ADN et modifie la façon dont les gènes s’expriment.

En ce jour de printemps, c’est l’effervescence chez Gabriel et Rebecca. A 4 semaines du terme, Rebecca vient de perdre les eaux, les premières contractions se font sentir. Sans attendre, ils se rendent à la maternité non sans inquiétude.

Que va-t-il se passer ? Vont-elles vivre ? Pourront-ils bien les entourer ? Que de questions dans leurs têtes !

Rebecca est directement amenée en salle de travail et Gabriel veut être présent.

Le travail est lent ; Rebecca se fatigue. Elle angoisse !

Intérieurement, Gabriel, s’inquiète pour elle, pour les bébés ; Eh oui ! 2 ! ils ou elles sont 2 !

Enfin ! Après plusieurs heures de travail, Lisa naît et pèse 2,2kg. Rebecca  est épuisée ; elle n’a plus la force de pousser. Heureusement, Marie est de petit poids (1,5kg) et est sortie sans trop d’effort. Elles furent aussitôt placées en couveuses ce qui déstabilisa Rebecca et Gabriel. Cependant, leurs filles allaient bien et émus, ils s’enlacèrent emplis d’amour.

Six mois ont passé. Rebecca est en plein questionnement ; pourquoi Marie s’alimente peu et reste maigre alors que Lisa  a tout le temps faim et est bien potelée ?

Se pourraient-il que le stress de la naissance ai  joué un rôle dans leur comportement face à la nourriture?

Se pourrait-il que l’ADN de Lisa ait été étiquetée différemment de celui de Marie ?

Quelle pourrait-être l’émotion à laquelle Marie réagit en s’alimentant peu ? Quel peut-être le bénéfice de manger peu ?

 Quelle pourrait-être l’émotion à laquelle Lisa réagit en s’alimentant beaucoup ? Quel peut-être le bénéfice de manger beaucoup ?

Par un bel après-midi, Rebecca s’installe sur son transat,  se nourrit de la douceur du soleil et se laisse aller à la rêverie. Le souvenir du jour de l’accouchement se ravive. Naissances prématurées, placement en couveuse, privation de soins maternels à la naissance…  

  C’est alors qu’elle entend comme une voix lui murmurer : « Tu sais, pour Marie, être de petit poids à la naissance, lui a permis de voir le jour et de survivre ; il est donc fort probable qu’elle associe « rester maigre » à « c’est grâce à cela que je peux vivre » et pour Lisa, elle a pu se sentir abandonnée quand elle a eu faim et que tu n’as pu la nourrir et tire ainsi profit de la nourriture pour vite grandir et devenir forte. » 

Les larmes coulent sur ses joues ; ça devient une évidence ; le conditionnement émotionnel affecte le développement des jumelles. Manger peu ou beaucoup est en fait un atout pour Marie et Lisa : SURVIVRE !

Merci petite voix !

Les deux jumelles grandissent. Malgré une très forte ressemblance, Marie et Lisa continuent de présenter des caractères externes qui permettent de les différencier.

A 6 ans, Marie porte les cheveux longs et est toujours aussi fluette alors que Lisa les a courts, est plutôt ronde et dépasse sa soeur.

 Un jour, Lisa ne veut plus aller à l’école et se plaint de maux de ventre. Ce n’est pas dans les habitudes de Lisa ! Que se passe-t-il ?

Marie  raconte : « Eric, un élève de seconde, s’est moqué de moi pendant la récréation en me disant que Lisa et moi formions la paire : la brindille et le mammouth, alors, j’ai pleuré et couru chercher Lisa mais quand elle est arrivée près d’Eric il s’est mis à se moquer d’elle aussi : «en plus d’être grosse, tu es gauche et idiote ». Lisa est restée clouée sur place, sans réaction ! »

Comment se fait-il que seule Lisa refuse d’aller à l’école alors qu’elles ont été insultées toutes les deux ?

Lisa pu mettre des mots sur son ressenti à ce moment-là : « c’est vrai que je suis gauchère et que j’ai des difficultés à écrire, que je suis boulotte  mais je me suis sentie tellement humiliée par les paroles d’Eric ! »

 Pour assurer sa survie, Lisa s’est installée dans l’inhibition de l’action comme le hérisson qui se met en boule à l’approche d’un prédateur. Cela peut lui sauver la vie à condition que cette immobilité ne dure pas trop longtemps !

Par la suite, Rebecca a contacté l’instituteur pour lui expliquer ce qui s’était passé. Eric a eu une retenue et a présenté ses excuses à Lisa qui ensuite est retournée à l’école.

 Marie et Lisa avancent sur le chemin de la vie et sont devenues des femmes.

Pour Marie, elle a trouvé très facilement « chaussure à son pied ». 30 ans, mariée depuis 5 ans, 2 enfants et tout semble aller pour un mieux.

Pour Lisa, il en va autrement. Malgré tous les efforts déployés, elle ne parvient pas à former un couple qui tienne plus de 3 mois. Elle s’interroge aussi sur son physique. Elle est restée grande et forte, est assez masculine et peut devenir agressive en cas de stress.

Poussée par le besoin de comprendre pourquoi elle est bloquée dans sa trajectoire de vie, elle entreprend des recherches dans sa famille.

Elle construit son génosociogramme, sorte d’arbre généalogique qui sert à établir des liens probables entre les événements, permet de relever la coïncidence de dates, d’âges, les répétitions et aussi de trouver les secrets de familles.

A sa grande stupéfaction, elle découvre un secret de famille. Son arrière grand-mère maternelle a eu une fille née d’un viol. Elle s’est ensuite mariée, a eu une deuxième fille. Seule cette dernière a eu une descendance !

Depuis 4 générations, les femmes ne donnent naissance qu’a des filles au nombre de 2, l’aînée étant masculine et la cadette féminine. Les aînées restent souvent célibataires où se marient avec des hommes qu’elles dominent.

Elle comprend que son image de l’homme est biaisée ; il n’y a pas eu un seul descendant masculin sur 4 générations !!!

Lisa se demande alors comment une telle transmission est possible. Comment les cicatrices émotionnelles peuvent se transmettre d’une génération à l’autre ?

Elle n’a pas encore de réponses à ses questions mais le simple fait d’avoir découvert ce secret lui a permis de se libérer de sa fausse représentation de l’homme et de trouver l’âme sœur.

Elle s’attaque à présent à un autre aspect qui la perturbe : son poids !!!

Elle veut maigrir mais dès qu’elle perd un kilo, elle en reprend d’avantage ce qui la fait sourire ! le langage de son corps et l’émotion qu’elle exprime, sont en contradiction avec son souhait de maigrir comme si prendre du poids soulageait un stress.

Elle se souvint alors de sa naissance : prématurée, placée en couveuse. Elle fut donc privée des besoins de protection et de nourriture.

« Mais alors ! se dit Lisa, si je prends du poids, ce serait pour m’éloigner du stress de ma naissance ? Manger, serait bon pour ma survie ? »

Elle prit ainsi conscience que le surpoids venait solutionner quelque chose. Elle comprit pourquoi son organisme avait mis en place cette adaptation -là et pas une autre.

 Le fait d’avoir compris le sens de son surpoids lui a permis d’adopter un nouveau comportement encore plus bénéfique et ainsi perdre du poids sans reprendre les kilos perdus. Elle a pris goût au sport, stabilisé son poids et se sent bien dans « sa peau ». Elle a appris à s’aimer et à s’accepter telle qu’elle est.

Elle prit donc conscience que « Guérir », c’est sortir du rail de la réponse automatique du conditionnement et choisir en toute liberté une nouvelle réponse.

Marie, Lisa ! deux jumelles homozygotes semblables et pourtant si différentes !

Les circonstances de naissance, de la conception jusqu’à l’expulsion, tout comme les traumatismes vécus par les générations précédentes, sont susceptibles de modifier l’ADN, d’ouvrir certains interrupteurs génétiques et en fermer quelques autres. Ils sont aussi capables d’affecter la physiologie et l’expression de la personnalité.

CONCLUSION.

Chacun est capable de trouver la solution qui lui convient.

Chaque cellule du corps porte en son noyau le même ADN qui a toute l’information nécessaire pour reconstituer l’ensemble du corps.

Alors que l’information portées par les gènes est stables, les étiquettes épigénétiques ont une stabilité relative car elles sont effaçables tout comme l’est l’écriture au crayon.

IL Y A DONC TOUJOURS UNE REVERSIBILITE POTENTIELLE PERMETTANT UN RETOUR A LA SANTE .

Seule condition, avoir le courage d’observer ce qui se trouve dans les profondeurs de notre inconscient qui peut renfermer beaucoup de peurs, et ainsi prendre conscience de la nature de nos conditionnements intimes.

Chacun est libre de choisir l’approche qui lui convient le mieux.

L’approche qui nous permet d’accéder à l’information est fonction de nos croyances et des peurs qui nous habitent. La porte d’entrée peut être corporelle, mentale, émotionnelle ou énergétique.

Dans son ouvrage, Nathalie Zammatteo, biologiste de formation, nous fait découvrir l’univers de L’EPIGENETIQUE et nous décrit, à travers différentes études l’incidence des traumatismes émotionnels sur le « matériel » génétique.

La vocation principale de ce livre est de proposer une observation des conditionnements émotionnels sous un nouvel angle, pour permettre à chacun de retrouver un équilibre.

Je vous souhaite une bonne lecture et, comme le dit Nathalie, que chacun puisse devenir l’acteur principal du livre de sa vie.

Jumeaux homozygote (ou monozygotes): sont ce que l’on appelle communément les vrais jumeaux. Ils proviennent de la division d’un œuf fécondé unique.

Epigénétique : science qui étudie les modifications transmissibles et réversibles de l’expression des gènes ne s’accompagnant pas de modification de la séquence des ases de l’ADN.

ADN : acide désoxyribonucléique ; il constitue la molécule support de l’information génétique héréditaire.